Un divorce avant l’heure pour Renault-Nissan et Fiat-Chrysler

Suite à la déclaration de FCA (Fiat-Chrysler Automobiles) annonçant son retrait du projet de fusion avec Renault, pour pas moins de 30 milliards d’euros, le ministre du budget français a annoncé hier que les discussions pouvaient éventuellement continuer.

Selon Gérald Darmanin, les échanges entre les deux grands groupes pourraient « reprendre dans les prochains temps… Il ne faut pas fermer la porte, il faut continuer à travailler ». Cette réponse faites sur France Info suit l’annonce de Fiat-Chrysler faite dans la nuit et annonçant le retrait du géant de l’automobile du projet de fusion.

Toujours selon le ministre de l’Action et des Comptes publics « Demander du temps pour un mariage, c’est normal… Un peu de réflexion permet sans doute de mieux comprendre la mariée… Si demain Fiat revient à rediscuter, je suis certain que par la voix de Bruno Le Maire nous continuerons les discussions ».

De son côté, le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, a noté la déclaration de FCA ainsi que sa décision. Alors qu’un accord semblait se dessiner assez rapidement, tout a volé en éclat subitement suite à la déclaration du groupe Américano-Italien. Selon ce dernier, les « conditions politiques » n’étaient pas adéquates en France. Le cabinet de Bruno Le Maire s’est d’ailleurs exprimé sur le sujet « Nous assumons de nous donner le temps nécessaire et approprié pour travailler ».

Pour continuer sur les déclarations de Gérald Darmanin, l’État français assume son rôle de protection de l’emploi industriel sur le territoire et a donc demandé en conséquence des garanties spécifiques qui ne semblent pas être réunies. Selon le ministre « Si on ne l’avait pas fait, et que dans quelques mois nous nous serions tous aperçus qu’il y avait des restructurations et des emplois en moins en France, vous auriez dit que nous n’aurions pas protégé les intérêts des Français et des emplois français. ». En conclusion, « La France défend les intérêts des Français ».

Source de l’image à la une : wsj.com