Taxe sur les GAFA, les États-Unis ripostent

Donald Trump n’a pas attendu longtemps pour menacer la France d’une riposte douanière appliquée sur le vin. Face à cette volonté, le gouvernement français a annoncé qu’il souhaitait aboutir d’ici la fin du mois d’août à un accord avec les États-Unis concernant la taxe des GAFA. Comme l’a annoncé Bruno Lemaire, ministre de l’économie, « Nous souhaitons travailler étroitement avec nos amis américains à une taxation universelle des activités digitales. En ajoutant « Nous ne pensons pas qu’il soit de bonne politique de mélanger ces deux sujets qui n’ont rien à voir », en invitant Donald Trump à mettre de côté le sujet des tarifs douaniers qui lui semble totalement différente.

Cette taxe appliquée aux géants du numérique, dite Taxe Gafa, établit une taxation des grandes entreprises qui ne s’applique pas sur le bénéfice (comme cela est le cas dans des états à très faible fiscalité et dont profitent ces géants) mais plutôt à hauteur de 3% du chiffre d’affaires réalisé sur le territoire français. Cela concerne notamment les activités de publicité ciblée en ligne, la vente de données dans le cadre d’actions publicitaires, ainsi que les actions des activités de plateformes (mise en relation d’internautes).

Il est important de noter que cette taxe Gafa ne s’applique pas uniquement aux sociétés numériques américaines. Comme l’a précisé Bruno Lemaire « Ce que je constate, c’est que ces tarifs douaniers n’ont pas empêché depuis 20 ans une très forte augmentation de la consommation de vin américain en Europe et en France puisque le volume a augmenté de 30% au cours des six dernières années ». Il en a également profité pour indiquer que la taxe GAFA (qui sera mise en application dès cette année), ne touchait pas uniquement des sociétés américaines, ce qui démontrait l’absence de discrimination spécifique de la part du gouvernement français. En première ligne de ce conflit, les exportateurs de vins français souhaitent fortement l’aboutissement d’un accord afin de ne pas atteindre le stade de la mise en application des menaces du président Trump, ce qui limiterait considérablement l’accès au marché américain pour les vins français.