La palme d’or du Festival de Cannes 2019 pour Bong Joon-ho

La 72ème édition du festival de Cannes a été l’occasion d’assister à un défilé d’acteurs et de réalisateurs habitués à la compétition et pour certains, multiprimés. Ainsi, assez naturellement, le palmarès dévoilé samedi soir aura eu un impact tout aussi fracassant que la pléthore de films de qualité présentés en compétition. Ces œuvres ont notamment révélé un paysage cinématographique dynamique et changeant, accès sur le présent, et marqueur de messages autant intelligent que politique.

Ainsi, tout naturellement, la Palme d’Or a été décernée au favori, le Sud-Coréen Bong Joon-Ho avec son film Parasite. Nous sommes notamment particulièrement satisfaits qu’un réalisateur aussi talentueux soit enfin primé, même si ces films et œuvres précédentes semblent être d’une qualité supérieure. On pense notamment à « Memories of Murder », « The Host », ou encore « Snowpiercer ».

Pour évoquer ce film, il marque concrètement le retour à un genre réaliste longtemps abandonné ainsi que le retour d’une certaine attention sur son pays, la Corée du Sud. Bong Joon-Ho s’est notamment faite remarquer récemment pour la récente production Netflix « Okja » qui a été le sujet de plusieurs controverses l’an passé.

En confrontant face à face deux familles socialement opposée, dont l’une s’incruste et parasite petit à petit la maison de la seconde, « Parasite » rassemble les obsessions du contexte, sans se sentir obligé de tirer la satire plus loin de que nous avions en tête en évoquant un tel cinéaste et un tel talent.