De l’éolienne à l’hydrogène : la course à l’innovation énergétique

La production d’énergie éolienne a atteint son niveau le plus élevé, à 17,2 GW, le 18 décembre, tandis que l’énergie éolienne a atteint sa plus grande part de la production énergétique du Royaume-Uni, à 60 %, le 26 août.

De l’hydrogène grâce aux éoliennes

Pourtant, il arrive que les énormes parcs éoliens en mer produisent bien plus d’électricité que le pays n’en a besoin, comme lors du premier confinement lié à la pandémie de Covid-19 au printemps dernier, lorsque la demande d’électricité a chuté. Mais que se passerait-il si vous pouviez utiliser ce surplus d’énergie pour autre chose ?

« Notre objectif est de produire de l’hydrogène directement à partir de l’éoliene offshore », explique Stephen Matthews, responsable de l’hydrogène chez ERM, un cabinet de conseil en développement durable. Le projet de son entreprise, Dolphyn, vise à équiper les éoliennes flottantes d’un équipement de dessalement pour éliminer le sel de l’eau de mer, et d’électrolyseurs pour diviser l’eau douce résultante en oxygène et en hydrogène, un produit recherché.

L’idée d’utiliser l’énergie éolienne excédentaire pour fabriquer de l’hydrogène a suscité un grand intérêt, notamment parce que les gouvernements cherchent à passer à des systèmes énergétiques plus écologiques dans les 30 prochaines années, selon les termes de l’accord de Paris sur le climat.

L’énergie de demain

L’hydrogène devrait être un composant important de ces systèmes et pourrait être utilisé dans les véhicules ou dans les centrales électriques. Mais pour cela, la production de ce gaz, qui ne produit aucune émission de gaz à effet de serre lorsqu’il est brûlé, devra augmenter de façon spectaculaire au cours des prochaines décennies.

M. Matthews indique que le projet de son entreprise vient juste de démarrer, avec un prototype de système utilisant une éolienne flottante d’une capacité d’environ 10 mégawatts prévue, mais pas encore construite. Il est possible que le système soit basé en Écosse et l’objectif est de commencer à produire de l’hydrogène vers 2024 ou 2025.

Mais il existe de nombreuses autres entreprises dans ce domaine, outre Dolphyn. Le fabricant d’éoliennes Siemens Gamesa et l’entreprise énergétique Siemens Energy investissent 120 millions d’euros (145 millions de dollars ; 105 millions de livres sterling) dans le développement d’une turbine offshore avec un électrolyseur intégré.

L’entreprise énergétique allemande Tractebel étudie la possibilité de construire une usine de production d’hydrogène à grande échelle en mer, alimentée par des turbines éoliennes situées à proximité ; et la société Neptune Energy, dont le siège est au Royaume-Uni, cherche à convertir une ancienne plate-forme pétrolière en une station de production d’hydrogène, qui pompera l’hydrogène à terre vers les Pays-Bas via des tuyaux qui transportaient autrefois le gaz naturel.